Parenthèse (1) sur le statut d'artiste (!)

Publié le par Francoise

 

 

 

Je me suis souvenue (avant-hier) de cette petite anecdote (mais en est-ce vraiment une?):

 

En 2010 (je crois), j'expose en bretagne (à Kermébel), chez Hughes Guiral, lors d'ateliers ouverts (le sien en fait).

Il me vide son séjour, et j'y fixe avec son aide (tant bien que mal) mes 36 Lichens.

Quelques (parfois belles) rencontres plus tard, qui toutes m'ont (gentiment) expliqué que « c'était très beau ce que je faisais », mais que malheureusement elles avaient déjà acheté une oeuvre de l'artiste  présent dans la première salle (Hughes Guiral, donc), j'ai conclu qu'elles n'avaient plus les moyens (financiers j'imagine, mais cela reste à appronfondir).

Puis arrive le fils du patron du bar d'à côté (fermé et ouvert à la fois pour des raisons de licence, j'ai pas tout saisi), accompagné lui-même de son propre fils (âgé de 10 ans à vue d'oeil).

Comme tout le monde, il trouve ça très bien, et pas très cher (100 euros la toile). Et m'explique qu'il vient de retapisser chez lui (je ne sais plus quelle pièce...). Et qu'il avait justement acheté en belgique un super papier peint à 100 euros le rouleau. Et qu'il avait mal calculé la surface, et qu'il était dedans d'un rouleau en trop (à 100 euros donc).

« C'est dommage! » me dit-il, « Sinon, je vous aurais pris une toile ».

J'ai dû répondre un truc du genre « Ah bah ouais, c'est dommage! », très gentiment à mon tour (tout le monde était très gentil, ce jour là).

 

Et là, le môme suggère à son père de troquer un de mes trucs avec le fameux rouleau désormais inutile.

On s'est tous bien marrés (comme je disais, ambiance sympa).

 

Avec le recul, je regrette de ne pas avoir dit oui.

Mais bon quoi, je l'avais pas vu moi le rouleau de papier peint!

C'est vrai, quoi !

 

 

(Merde alors!)

Publié dans Paroles en l'air

Commenter cet article